L'Ecoferme de l'Azuré, une ferme écoresponsable

De l'herbe et des céréales pour les chèvres !

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Le projet

L'Ecoferme de l'Azuré est une petite ferme bio implantée dans un environnement préservé et tranquille, située sur la commune de Ronsenac, dans le sud-est de la Charente.
Elle emprunte son nom à l'Azuré du Serpolet, un papillon protégé abondant sur nos pelouses. Il aime les zones herbeuses, les prairies sèches calcaires où pousse l'Origan, qui elles-mêmes se raréfient du fait de l'abandon des pratiques pastorales.

L’Ecoferme de l’Azuré est née en 2011. C’est un projet que je réalise avec mon père, afin de faire perdurer la ferme familiale initialement constituée de 14ha.

Notre quotidien se passe aux côtés de nos chèvres alpines. Elles sont aujourd'hui 90 copines et nous permettent de fabriquer des fromages variés et des yaourts que nous vendons sur les marchés d'Angoulême et dans de petits commerces de proximité.

On les chouchoute nos chèvres ! Mesdames peuvent brouter la douce herbe des pâtures, au soleil ou à l’ombre. Nous leur préparons aussi les meilleurs petits plats grâce à la production de fourrages et de céréales : orge, pois, féveroles, épeautre... Tout cela avec les pratiques d’agriculture biologique bien entendu. On va même encore plus loin depuis  2017 avec la plantation de 280m de haie puis, l’hiver dernier, lors d'un chantier participatif, nous avons planté 231 arbres pour constituer une parcelle d'agroforesterie.

Mon projet :

Parcelle plantée en agroforesterie en janvier 2020Parcelle plantée en agroforesterie l'hiver dernier

Aujourd’hui je souhaite aller encore plus loin et viser l’AUTONOMIE ALIMENTAIREQu'est-ce que c'est ?

Même si je produis une partie de l’alimentation pour les chèvres, je suis obligée de compléter ma production par des achats de fourrages et de céréales venus d’ailleurs (mais ces achats restent localisés en Charente et Dordogne).

Mon objectif est de pouvoir produire la quasi-totalité de l’alimentation des chèvres, c'est à dire plus de céréales et un peu plus de foin luzerne ! Mais aujourd'hui ma surface est insuffisante. Et en agriculture, le foncier, c'est le nerf de la guerre ! Et il se fait de plus en plus rare.

J'ai l'opportunité d'acquérir une parcelle supplémentaire de 11ha, mitoyenne à celle plantée en agroforesterie l'hiver dernier.

Ce foncier me permettra :

  • d'être complétement autonome en céréales et un peu plus en foin de luzerne et donc de moins dépendre de fournisseurs extérieurs ;
  • de réduire mes charges en achats d'aliments ;
  • de créer un emploi, car je recherche un(e) associé(e).

Bien sûr nous gardons le cap de l’agriculture bio et de l’agroforesterie avec cet agrandissement.

Les chèvres auront le malin plaisir de pouvoir manger le fourrage et les céréales de la ferme et je pourrai ainsi produire des fromages et yaourts encore plus locaux !

Me soutenir, c'est soutenir les petites fermes et éviter les agrandissements de grosses fermes.

C'est aussi soutenir l'agriculture locale qui vous nourrit et encourager le lien entre producteurs et consommateurs. 

 

Le porteur de projet

Je me suis installée sur la ferme familiale en aout 2011. Mon objectif était de développer la production et d'ouvrir la ferme au public. Mais, même si je suis du "milieu", comme on dit, cette installation n'était pas ma vocation de départ. A la fin de mes études, j'ai pris la casquette de chargée d’études botaniste dans un cabinet d'études spécialisé dans l'étude de la faune et de la flore, et ce pendant 5 ans. J'y ai découvert de beaux sites (prés salés, tourbières, vallées alluviales...), appris le travail de terrain, le travail d'équipe, la cartographie… En parallèle, grâce à un de mes collègues, et amis, j'ai pris conscience de la richesse de la biodiversité de la ferme familiale. C'est à cette époque que j'ai découvert que les prairies de la ferme abritaient 3 espèces de papillons protégées au niveau européen (Directive Habitat - Natura 2000) : l'Azuré du Serpolet, le Damier de la Succise et le Cuivré des marais.

 

J'ai fait vite le lien entre ces espèces, le zéro pesticide et le maintien du pâturage. En effet, les chèvres agissant comme de véritables débroussailleuses, elles limitent la fermeture de la végétation et permettent ainsi de conserver l'habitat de ces espèces. J'ai donc décidé que, plutôt que d'œuvrer à la gestion de grands sites, j'allais agir à mon échelle, localement, et le partager avec mes concitoyens.

C'est de là que démarre mon parcours à l'installation ! Les chèvres, je les connaissais depuis toujours mais grâce à une formation agricole j’ai enfin pu comprendre leurs fonctionnements ! C’est en 2011 que l’aventure a commencé, avec 45 chèvres et 14ha ! S'en sont suivies la construction d'une nouvelle chèvrerie en 2015 et d'une nouvelle fromagerie entrée en service au printemps 2018.

Je suis depuis toujours passionnée par la biodiversité et sa protection. J’aime être aux côtés des chèvres et fabriquer de bons produits frais, locaux et bons pour votre santé !

C'est la preuve que l'on peut être paysan en 2020 et travailler avec et pour la nature.

 

À quoi servira votre financement ?

Ma banque me suit dans cet achat et j'ai souhaité faire participer mes fidèles clients, ceux qui nous suivent depuis plusieurs décennies ou les plus récents, au financement des frais notariés (un total d'environ 6200€).

Si votre générosité nous permet de dépasser le montant requis, les fonds complémentaires serviront à financer l'achat de matériels pour la ferme et/ou à organiser une fête paysanne lorsque les conditions le permettront à nouveau.

Ce sera peut-être pour vous l'occasion de découvrir la ferme.