La cavalcade

Un territoire à cheval
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Le projet

Un peu de notre histoire….

La  Cavalcade est un projet qui est né il y a un an, autour de l’envie de mettre des chevaux dans nos vies et nos villages, sur la montagne limousine. Notre troupeau est constitué actuellement de quatre chevaux, d’une ânesse, et bientôt peut-être on accueillera une jument auvergnate.

Notre projet est au départ une association de cavalières et cavaliers, mais le but n’est pas seulement de monter sur le dos des chevaux : nous voulons aussi les soigner et leur parler, comprendre avec eux les biotopes du plateau de Millevaches, entretenir les chemins lors des randonnées, promouvoir le cheval comme moyen de locomotion à l'échelle de la commune et des communes voisines ; faire de la traction pour le jardin et le débardage, et étudier à court, moyen et long termes l'influence du cheval dans son écosystème (pâturages tournants, amélioration de la biodiversité).

Nous les humaines, Anaïs et Montaine, nous nous occupons quotidiennement de nos compagnons équins dans notre petite commune appelée Tarnac. Nous partageons avec des éleveurs de bovins et ovins bio une dizaine d'hectares où nous avons mit en place un système de rotation de pâturage: les brebis, vaches et chevaux se relaient pour brouter dans des friches semi-naturelles, des prairies et des tourbières. Nous disposons aussi d'un parc d'hiver où les chevaux passent quatre mois de l'année au foin, et où nous espérons pouvoir construire un confortable abri dès que notre trésorerie nous le permettra. D’ors et déjà, notre association permet à une dizaine de personnes d'apprendre à s'occuper des chevaux et à se déplacer avec eux. 

Ensemble, nous avons pensé ce projet comme l'opportunité de réintégrer le cheval dans le paysage du Plateau de Millevaches ainsi que dans nos pratiques quotidiennes : déplacements, traction animal, débardage… à plusieurs tant qu’il le faut, mais en visant l’autonomie pour les personnes qui le souhaitent, et toujours en étant réflexif par rapport aux transformations que les chevaux apportent dans nos manières d’envisager l’espace, le travail et le temps.

 

Gigi et Anaïs au rond de longe

Comment est-ce qu'on fonctionne ?

Nous sommes parties de l'idée que si nous voulions des chevaux en commun dans notre quotidien, l'implication de chacun.e .s était importante pour qu'un équilibre soit établi entre les chevaux, les membres de l’association et nous-mêmes. Les tâches quotidiennes ainsi que les chantiers saisonniers sont partagés collectivement. Nous réalisons beaucoup de chantiers de réhabilitation de clôtures, même si aujourd’hui nous nous remettons en question par rapport à notre méthode de construction et réhabilitation de ces nombreuses clôtures. Nous avons aussi construit un rond de longe en réutilisant les dosses inutilisées d'une scierie voisine. Et une cabane de jardin a été réaménagée pour devenir une sellerie mobile : elle peut être déplacée selon le pré où se trouvent les chevaux…
Nous demandons aux adhérent.e.s de cette association, en nous y incluant nous-même, une participation de 100 euros par an, ce qui permet de payer le foin pendant l'hiver. Nous espérons faire notre propre foin avec les chevaux dès cette année (encore un chantier !). Ce mode de
fonctionnement collectif nous plaît, même si nous rencontrons parfois des défis techniques et organisationnels dans nos tâches quotidiennes. Les questions de pédagogie et de transmission de savoirs sont centrales dans notre démarche, car c’est le fait que le projet soit collectif et partagé qui donne un sens à ce que nous faisons. Nous continuons à apprendre tous les jours, en observant comment les chevaux peuvent faire évoluer favorablement les écosystèmes et les relations entre les paysages, les villages, et les humain.e.s. 

 

Quels sont nos objectifs?


Ce printemps nous commencerons à utiliser la traction animale, pour le maraîchage dans le grand potager commun de notre village (qui nourrit environ 50 personnes 5 mois de l'année!) mais aussi pour développer la culture de céréales dans des parcelles voisines. Les paysans voisins s'intéressent à notre projet comme une possibilité de s’émanciper des moteurs : non pas un retour en arrière mais plutôt une nouvelle forme d'autonomie qui implique une éthique solidaire et commune, basée sur l’alliance des savoirs actuels et anciens. Nous voulons maintenir nos liens avec les acteurs du territoire en leur proposant notre soutien dans des tâches que nous pouvons réaliser avec l'aide des chevaux. Par exemple : semer les céréales, labourer, écraser des fougères…  Deux de nos chevaux sont déjà dressés à la traction. Pour l’instant nous disposons uniquement d'une bricole et d’un harnais. Nous sommes activement à la recherche d'outils de traction et de maraîchage, mais nous n'avons pas encore l'argent nécessaire pour les acheter.

Un jour presque ensoleillé sur le plateau de Millevaches

 

- Il y a quelques mois, un appel à projet pour préserver la race cheval auvergnat a été lancé par la Société Française des Chevaux de Travail. Nous espérons répondre aux conditions pré-requises pour accueillir une jument auvergnate prochainement. Le but étant de préserver cette race, presque disparue, et pouvoir l'intégrer dans le paysage de la montagne limousine. Accueillir une jument poulinière (et ses futurs poulains) marquera le début de notre activité économique qui permettra la survie de notre projet dans le temps. Nous avons choisi cette race pour sa rusticité, son ancrage locale et sa polyvalence.

- Nous allons continuer à promouvoir la mobilité à cheval : dans nos petits villages. Nous réfléchissions aussi aux endroits stratégiques pour aménager des espaces « pause-cheval » : une barre d’attache, une barrière de sécurité si nécessaire, un abreuvoir... et nous pouvons laisser notre cheval se reposer, le temps pour nous d’aller boire un café, faire une course à la poste ou à l’épicerie. Nous en avons construits 3 depuis 1 ans mais nous aimerions continuer à faire proliférer ces points d’attaches pour chevaux, en les répartissant sur le territoire pour que nos équidés qui se promènent par-là puissent en profiter et élargir nos horizons.  

 


 

Le porteur de projet

Non mais plutôt...
Les porteuses de projet !

  Anaïs

         Après un doctorat en linguistique et anthropologie, c’est finalement sa vocation d’enfant qui l’a rattrapée : travailler dehors avec les chevaux. Se déplacer à cheval, c’était un rêve pour elle depuis longtemps, mais c’est seulement depuis sa rencontre avec Montaine et la « Cavalcade » qu'elle s'est mise à considérer cette idée sérieusement et collectivement. Elle s'est dit qu’ici, sur le Plateau de Millevaches, c’est un projet qui résonne et qui est réalisable. Parce que parfois on n’en peut plus de la voiture et des pleins d’essence, et que rien que la possibilité d’envisager ses trajets autrement, ça fait déjà du bien. Et parce que dans cette époque désorientée, les chevaux sont source d’inspiration en nous faisant comprendre plus intensément les paysages qu’on traverse.
 

   Montaine
  

 C'est aussi après des études d'anthropologie sociale que Montaine s'est retrouvée sur le Plateau de Millevaches où elle a fait la rencontre d'Anaïs et d'autres personnes ayant le désir de se re-approprier les chevaux dans leur vie quotidienne. Depuis qu'elle a quatre ans, elle est entourée de chevaux et d'autres animaux. Loin du monde des compétitions, elle a rejoint une troupe de spectacle équestre à 14 ans, où elle faisait de la voltige, du dressage vaquera et de la danse.  Aujourd'hui elle réalise le stage "paysan créatif en Limousin", avec le Réseau ImpacT Limousin et l'Adear Limousin, car elle veut s'installer en tant que paysanne afin de valoriser la race du cheval auvergnat, pouvoir acceillir ces chevaux polyvalents, et ainsi proposer des services de tractions, débardage et de mobilité aux habitant.e.s du territoire du Plateau de Millevaches. 

À quoi servira votre financement ?

Le pré d'hiver au mois de janvier
 - Construction d’un abri dans le pré d’hiver pour accueillir la jument auvergnate et ses futurs poulains, il faut qu’on augmente le confort dans le pré d’hiver. Nous avons dessiné les plans et fait un débit de bois pour un abri. Nous le construirons nous-même lors d’un chantier collectif. On y stockera le foin, il y aura une partie en libre accès, et un box qui permettra d’isoler la jument lors du poulinage, si nécessaire. Pour l’achat des matériaux (bois, tôles ondulées, vis, gonds) et le sciage nous avons besoin de 1250€. 
Plan de l'abri

 

-Outils et porte-outils pour la traction pour commencer à travailler avec les chevaux au jardin et dans les bois, nous avons besoin d’une kassine, d’un palomier et des premiers outils (2700€).
 

Fuego qui travaille en rênes longues

                

- Construction de nouveaux points d’attaches « pause-cheval » dans les villages. Plus les barres d’attaches sont joliement construites, plus les municipalités et commerçants soutiendront la démarche.... Quatre nouveaux espaces « pauses-cheval » sont prévus pour un total de 480€. 

La "pause cheval" au Magasin Général de Tarnac ou Fuego et Cumbia au bar.

 

-Des clôtures mobiles pour les pâturages tournants. Après l’effort, l’herbe ! Pour que le pâturage de nos chevaux puisse avoir des effets optimaux sur les tourbières, friches et prairies, nous devons les changer de parcs souvent. Du fil, des piquets, et un mini-panneau solaire (le tout pour 970€), et hop ils pourront savourer partout les goûts délicieux de la biodiversité.

Répartition de l'utilisation de vos dons

Si nous arrivons à remplir ces objectifs grâce à votre financement, nous pourrons enfin avoir la structure adéquate pour commencer l'accueil de chevaux auvergnats et promouvoir la mobilité à cheval.
Mais si nous arrivons à dépasser cet objectif, alors là.... Nous pourrions construire deux boxes,  acheter des selles qui ne font pas trop mal aux fesses, acheter une calèche, construire un manège...

Nous envisageons notre projet sur du long terme, mais pour le commencer nous avons besoin de vous.

Nous vous remercions de participer à tout ça !

Et peut être nous nous re-croiserons sur un même chemin

en compagnie de nos amis à quatre jambes